Blog officiel de Abdelkader Reguig

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jeudi 3 avril 2008

Citations du Président Abdelaziz BOUTEFLIKA

1- La crise.

Devant vous, je jure par Dieu que si les choses restent où elles en sont une dizaine d’années encore, alors l’Algérie régressera de deux siècles au moins par rapport au reste des peuples de son rang.

(Tipaza, 30 août 1999; discours.)

Mon pays a traversé durant ces dix dernières années une crise extrêmement grave, de caractère social, économique et culturel, qui, en plus des horreurs qu’elle a imposées à la population, a ébranlé les fondements même du jeune Etat algérien. Cette situation, déjà tragique par elle-même, a été présentée sous des couleurs encore plus sombres par des informateurs malveillants ou amateurs de sensationnel. Le pays s’est trouvé entouré de la réprobation de tous, et condamné à un isolement injuste qui n’a pas peu contribué à l’aggravation de la crise et des souffrances de la population.

(Paris (France), 14 juin 2000 ; visite officielle ; toast.)

Je le déclare nettement : l'Etat est malade. Malade dans ses institutions. Malade dans son administration. Malade des pratiques à large échelle du passe-droit, du clientélisme, des abus de force et d'autorité, de l'inefficience et de la vanité fréquentes des recours, des privilèges inconsidérés, du gaspillage et du détournement impunis des ressources collectives, toutes circonstances qui ont affaibli l'esprit civique dans la nation, éloigné des compétences et des probités de la gestion des affaires communes et perverti gravement le sens de l'Etat et du service public.

(Alger, 29 mai 1999; journée mondiale de l’enfance; discours.)

Nous avons vécu une période durant laquelle l’ignare est devenu un Mufti, l’intelligent a été mis en prison et exilé et celui qui a dit la vérité a été marginalisée. Quant au courtisan, il a connu promotion sur promotion et a tiré profit de privilèges matériels. Celles-ci ne sont pas des règles permanentes. C'est les règles de personnes qui veulent gouverner dans une atmosphère qui arrange leur popularité. Ils ne se préoccupent guerre des affaires de leur pays, le plus important à leurs yeux étant de vivre à l'aise et que les autres les applaudissent dans les rues et crient leurs noms. Leur devise : après moi le déluge.

(Tipaza, 30 août 1999; discours.)

Le problème qui était posé à cette époque consistait en un conflit entre arabisants et francisants. Ce conflit n’était en rien linguistique ou civilisationnel, nous devons le dire en toute franchise devant le peuple algérien. Il s'agissait en fait d'un conflit pour le pouvoir entre cadres formés en français et occupant des postes-clefs et ceux, arabisants, qui voulaient accéder aux mêmes postes. La confrontation n’était donc ni civilisationnelle ni culturelle, mais politique entre les uns qui tentaient de se maintenir à leurs postes et les autres qui voulaient y parvenir.

(Alger, 18 mai 1999; journée nationale de l’étudiant; allocution.)

La crise algérienne plonge ses racines, essentiellement, dans une crise de gouvernance et de gestion qui a affecté le pays depuis une vingtaine d'années. Elle les plonge aussi dans la crise de l'Etat-Providence qui, après avoir suscité concrètement de grands espoirs au lendemain de l'indépendance, s'est trouvé subitement confronté à la chute des revenus pétroliers qui l'ont mis, à partir de 1986, dans l'incapacité de répondre à la pression croissante des besoins sociaux.

(Alger, 29 juin 1999 ; réunion du conseil des ministres, allocution.)

Le secteur de l'enseignement ne fonctionne pas au mieux, pourtant il est doté d'enseignants des meilleurs du monde. Le secteur de la justice ne fonctionne pas au mieux, pourtant nous y trouvons des magistrats qui sont parmi les meilleurs du monde. Le secteur de l’économie ne fonctionne pas non plus au mieux, nous avons pourtant des spécialistes dont le monde nous envie. Le secteur de l'agriculture ne fonctionne pas au mieux et notre pays était pourtant connu pour être le grenier de l’Europe. Cette année seulement la production agricole a baissé de 46 % où est donc passé le grenier de l’Europe. C’est là un orgueil mal placé. C'est compter sur les autres et sur l'Etat. Un esprit dont il faut se débarrasser. Nous devons nous rendre à l’évidence que la situation est très difficile et que la nuit de ce peuple n'a que trop duré.

(Tipaza, 30 août 1999; discours.)

La réalité est dure. Elle est difficile à façonner. Les mentalités ancrées ont atteint un tel degré de pollution que l'Etat en est arrivé à dépérir. Ses caisses sont vides, ses problèmes énormes. Alors, de grâce, ayez la bonté de retrousser, les uns comme les autres, les unes comme les autres, vos manches pour m’aider à sortir le chariot de la vase dans laquelle, avec la bénédiction générale, il s'est embourbé. La patrie nous en serait reconnaissante et Dieu est, dans tous les cas de figure, témoin de nos actes, de nos pensées et de nos arrière-pensées.

(Oran, 22 juillet 1999 ; visite de travail ; allocution.)

Nous sommes dans un Etat en léthargie. J'entends par léthargie de l'Etat que le citoyen agit comme s'il n’était pas concerné par les choses, et pourtant le citoyen est le premier responsable avant même le gouvernant. Une fois installé, le gouvernant peut sombrer dans l'immobilisme partant du fait qu'il a obtenu la responsabilité à laquelle il aspirait de quelque nature que soit cette responsabilité.

(Tipaza, 30 août 1999; discours.)

D'aucuns avancent à cet égard, que si la justice n'a pas joué jusqu'ici un rôle à cette mesure, c'est à cause des nombreuses interférences qui l’a dévient de son cours. En d'autres termes, c'est parce qu'elle n'aurait pas d’indépendance que la justice ne peut pas remplir sa mission comme il se doit.

(Alger, 26 août 1999 ; ouverture de la session ordinaire du conseil supérieur de la magistrature ; allocution.)

On m'a appris que pour certaines wilayas, le taux de condamnation de l'administration dépasse la moyenne nationale. Pourquoi ? Nous savons que certains agents de l'Etat peu scrupuleux, suggèrent à leurs protégés, d'introduire des recours contentieux en leur promettant qu'ils ne feront rien pour les contrecarrer, de sorte que l'Etat perd son combat faute d'avoir combattu. La justice administrative a la mission de démasquer ces parodies de contentieux, car l'Etat aussi, est victime du terrorisme de ses propres représentants. Ce faisant, elle contribue à la moralisation de l'administration.

(Alger, 20 octobre 1999 ; ouverture de l’année judiciaire 1999/2000 ; discours.)

Je ne permettrai pas que des citoyens travaillant dans les douanes, s'ils leur restent un tant soit peu de conscience, un tant soit peu d'amour de la patrie, s'ils restent un tant soit peu attachés aux intérêts du pays, ne dénoncent pas, par tous les moyens les méfaits des uns et des autres, quels que soient la puissance et le rang de ces derniers dans le pays, s'ils outrepassent la loi. Il faut révéler au grand jour ces pratiques. Il faut les dénoncer devant le peuple, je dis bien devant le peuple.

(Tipaza, 30 août 1999; discours.)

Nous avons constaté que les entreprises étrangères hésitent toujours à traiter avec l’économie algérienne, et quand elles le font c'est avec prudence comme si elles soumettaient notre économie à une période de stage et de surveillance pour savoir s'il elles peuvent traiter avec nous ou pas. C'est pourquoi, je dirai que sans aucun doute l’intérêt de notre pays exige une dynamisation urgente de nos moyens productifs quel que soit le prix. Nous sommes entièrement disposés à un traitement intègre et constructif avec tout partenaire étranger désirant y contribuer. Notre contribution ne sera pas moins que celle que nous escomptons.

(Alger, 12 octobre 1999 ; ouverture de la 32ème foire internationale ; allocution.)

L’Algérie, elle aussi, était considérée comme l'homme malade de la rive sud de la Méditerranée. En effet, les grandes défaillances enregistrées au niveau de la gestion des affaires publiques, le passage non maîtrisé vers l’économie de marché et l'insouciance affichée à l’égard des conditions de vie des catégories démunies ont aggravé l'impact d'une crise multiforme qu'a connu notre pays. La structure de la société est semblable à celle du corps humain, les virus en incubation dans un corps sain sont dévastateurs dans un corps dont le système immunitaire est faible. Ce fut, en fait, le cas pour la violence terroriste aveugle qui s'est attaquée à la société algérienne depuis une décennie. Le sursaut national du 16 septembre 1999 à travers lequel le peuple algérien s'est exprimé, par voie référendaire, en faveur de la concorde civile permet, désormais, de procéder avec calme à une analyse de la situation en Algérie.

(Rome (Italie), 17 novembre 1999 ; rencontre avec le patronat italien ; allocution.)

Pendant la dernière décennie, l'Algérie est devenue à l'étranger synonyme de violence à l'instar du Liban des années quatre-vingts. Cette violence a constitué comme un écran voilant aux regards extérieurs l'endurance d'un peuple courageux dont le lot quotidien a oscillé entre la mal-vie, l'angoisse et la mort brutale, mais qui a su puiser en lui-même les forces nécessaires pour briser le carcan de la crise multiforme qui étreignait le pays.

(Rome (Italie), 16 novembre 1999 ; visite officielle ; conférence de presse)

S'il s'agit de faire face aux manifestations tragiques d'une débâcle généralisée, il importe aussi, il importe surtout, et dans le même temps, de s'attaquer aux causes de cette longue accumulation de dégradations des valeurs essentielles et des mentalités, de détournements des finalités de l'action publique, d'accaparements des ressources communes et de déliquescence des institutions nationales, afin d'éviter la perpétuation des frustrations et des injustices et, partant, d'éliminer les facteurs de résurgence incessante de la haine et de la violence.

(Alger, 31 décembre 1999 ; discours.)

Le déchaînement de violence qui a accablé et meurtri l'Algérie n'est pas une fatalité particulière. Il est dû aux erreurs des hommes et de politiques qui, dans un contexte difficile, ont fragilisé la société en ignorant ses réalités fondamentales et ses besoins primordiaux. Qui l'ont rendue profondément vulnérable, dans sa cohésion, face à certains impératifs d y évolution comme à certaines entreprises extérieures nourries d'hostilité.

(Alger, 29 janvier 2000 ; conseil des ministres arabes de l’intérieur ; allocution.)

vendredi 8 février 2008

Citations du Président Abdelaziz Bouteflika 1999-2004

Préface.

L'apothéose du metting d'oran en avril 1999 va surprendre les algériens.Avec une voix limpide , un verbe compréhensif Abdelaziz Bouteflika va inviter les algériens à relever la tête (erfad rassek ya baa) Abdelaziz Bouteflika, personnage historique et légendaire,Faisant partie d'une génération unique faite de bravoure ,d'une épopée de l'histoire contemporaine, nous invite à un renouveau imminent des grandes découvertes. Avec sa séduction légendaire il prône la révolution qui consiste à transformer les spectateurs en acteur.Dés sa prise de fonction à la magistrature suprême du pays en avril 1999, le président Abdelaziz Bouteflika en guide parle du déclin de l'algérie, de la barbarie à nos portes, des manigances et de nouveau il nous montre le chemin de" l'unité nationale". L'idée d'exploiter les discours du président Abdelaziz Bouteflika est importante pour plusieurs raisons.D'abord, on y retrouve des thèmes importants, ensuite on peut suivre l'évolution de certaines de ses pensées et leur application sur le terrain.Enfin et surtout, on y retrouve certaines pensées beaucoups plus personnelles plus muries et parfois plus spontanées. Le président Abdelaziz Bouteflika prend l'habitude de parler au peuple Aux temps d’une crise multiforme ont succédé les temps de dialogue et de concertation. Pendant toute la durée de ce premier mandat, il n’a cessé d’expliquer son programme, sa vision de l’Algérie. « J'ai peut-être trop parlé, mais j'appartiens à une génération qui a de tout temps aspiré à un monde meilleur, une génération qui a vécu des moments de joie et de peine mais qui a constaté, la mort dans l'âme, que le monde va de mal en pis. » Sa stratégie était, théoriquement, simple : mettre fin à l’effusion de sang, éclairer l’opinion internationale sur la vraie situation en Algérie et combattre toutes les causes qui avaient amené un tel mal. Comme l’injustice, le chômage, les différents problèmes sociaux, l’ignorance sous toutes ses formes « L’ignare est devenu un Mufti, l’intelligent a été mis en prison et exilé et celui qui a dit la vérité a été marginalisé. » Dés le début, le caractère pragmatique de ses discours plut. On le connaissait fin diplomate, pacificateur, unificateur, pragmatique. On redécouvrit le diplomate circonspect. Il aura été l’avocat, l’intercesseur de l’Algérie et des Algériens. En peu de temps, il réussit à redorer l’image, bien ternie par des années de terrorisme, de son pays. Une Algérie mise en quarantaine par la communauté internationale. « L’étranger a été dur avec nous. » A part l’Italie. D’ailleurs sa première visite officielle à l’étranger il la fit dans ce pays ; pour prouver à quel point l’Algérie avait apprécié le geste des responsables Italiens. « Nous ne pouvons oublier que l'Italie a été le premier pays en Europe à nous démontrer sa sympathie et son soutien au moment où l'Algérie était paradoxalement mise dans une espèce de quarantaine par la communauté internationale. » A force de tournées-marathons, d’intervention et d’interviews (il en a fait cent cinq en cinq années !), et avec tout le prestige de tribun que le monde lui reconnaît, il ne cessa d’expliquer, d’éclaircir, d’éclairer sur la vraie situation qui prévalait en Algérie. « J’ai agi en vue de la restauration de l’image de l’Algérie, si injustement caricaturée à l’étranger. » Car, il faut reconnaître, que l’image de l’Algérie à l’extérieur était très négative. Pour preuve, un Chef d’Etat africain n’avait-il pas répondu à un conseiller du président qui l’invitait à Alger pour participer à une session de l’organisation de l’unité africaine : « Dîtes à mon frère le Président algérien que moi je viendrai même si les autres ne viennent pas parce que moi je suis un homme courageux. » ? Sans commentaire.

Pacificateur et unificateur. Dés les premières semaines de son installation, il proposa, par voie de référendum une loi sur la concorde civile. Nombreux étaient les sceptiques. Ils doutaient de la réussite d’une telle démarche. « Est-ce que la paix serait plus juste si nous attendions encore que nous ayons 300.000 morts et trois millions de victimes du terrorisme? »

Pourtant, le temps leur donna tort. Par référendum, le peuple, réuni dans la même pensée, a salué magnanimement, gravement, cette initiative de la paix. Il était si altéré de repos, de paix, qu’il n’aspirait qu’à la fin de l’effusion de sang. « Le dialogue sérieux est notre slogan, l'unité notre objectif, la relance du pays notre finalité et la réconciliation avec soi et la patrie notre conviction. »

Pragmatique. Il n’est pas allé par quatre chemins pour expliquer la situation qui prévalait dans le pays, et l’énorme tâche qui attend les Algériens. « Si les choses restent où elles en sont une dizaine d’années encore, alors l’Algérie régressera de deux siècles au moins par rapport au reste des peuples de son rang. » Il a exprimé en termes accomplis sa propre pensée et tout ce qu’il avait sur le cœur. Et surtout, pendant ces cinq années, il n’a cessé de parler de mondialisation. « A moins de sortir de l'histoire, nous n'avons d'autre alternative que l'intégration à ce processus. »

Avec un dévouement ininterrompu et un esprit de suite, le président Abdelaziz Bouteflika a parlé durant ce premier quinquennat pour dire tout ce qu’il fallait faire, tout ce qu’il faudrait oser faire pour espérer sortir de la crise. « Il n’y a que l’ingrat ou le pessimiste pour nier les réalisations accomplies au quotidien sur le terrain. L’Algérie consacre, en effet, chaque jour des victoires sur tous les plans et avance dans la bonne voie, lentement certes, mais fermement. »

Par ces citations choisies parmi tous ses discours durant son premier mandat, monsieur Houari DJELALI membre du conseil de coordination de soutien à la candidature d'Abdelaziz BOUTEFLIKA de la wilaya d' oran à voulu montrer toute la méthode, la stratégie et la justesse de vues du Président de la République Abdelaziz BOUTEFLIKA

               Abdelkader REGUIG
      Membre du Conseil de la Nation

mardi 5 février 2008

les milliards de l'agriculture, les apprentis fellahs et les trabendistes

L'actualité Autrement Vue :

Les milliards de l'agriculture, les apprentis fellahs et les trabendistes par Abdelkader Reguig *

L'examen de l'agriculture algérienne depuis l'indépendance à ce jour doit nécessairement être scientifique pour pouvoir déboucher sur des recommandations sérieuses. Une analyse capable de redonner à l'agriculture, ce secteur économique le plus important de notre pays, sa dimension réelle. Dans un système alimentaire mondial de plus en plus hégémonique, l'Algérie se doit de créer les conditions nécessaires à l'essor de l'agriculture, qui est appelée à jouer un rôle fondamental dans le processus de développement.

L'Algérie a les moyens de devenir un grand pays exportateur agricole. La volonté politique existe pour libérer l'Algérie de l'importation.

2.700.000 ha des terres les plus riches sont entre les mains des fellahs en situation précaire. La norme de superficie minimum d'installation (S.M.I.), permettant une rémunération acceptable de travail, n'a pas été respectée. L'autorité pouvant les conduire est totalement absente, laissant à la justice dépassée le soin de régler ses problèmes. L'Algérie se doit de se doter d'une loi capable de sécuriser le monde rural. Des ventes, des désistements, des morcellements, des détournements des terres publiques, voilà la situation actuelle qui porte préjudice au développement de notre agriculture.

Dans un souci de contribution dans le processus de développement du pays, force est de constater que malgré des investissements énormes, jamais consentis par le Trésor public depuis l'indépendance, le résultat est là: une véritable hécatombe de notre agriculture. Où est la production de l'arboriculture après 6 années de plantation ? Le produit du FNDRA et du PNDA (des milliers d'hectares ont été plantés: pommiers, poiriers, amandiers, oliviers et vigne sur le papier) ? L'opération a été lancée et traitée dans une anarchie unique dans l'histoire de l'agriculture. Malgré la politique volontariste du Président de la République et les énormes investissements, son programme sur l'agriculture n'a pas été réalisé. La mission du ministère est un véritable échec, elle n'a pas donné les résultats escomptés. L'analyse des faits est due essentiellement à des insuffisances et des dysfonctionnements des programmes FNDRA et PNDA, appliqués dans la précipitation et sans concertation des acteurs qui sont partie prenante vitale du monde rural.

Que s'est-il passé au juste ?

Des milliards de dinars ont été injectés dans l'agriculture dans la précipitation, qui ont fait le bonheur des trabendistes, des fraudeurs et des bureaucrates véreux et malheureusement des apprentis fellahs. L'absence d'un service de contrôle et de certification pour le contrôle des semences et des plants, le manque de pépinières capables de faire face au plan de l'arboriculture ont encouragé les spéculateurs à louer des plants juste pour encaisser les subventions, ce qui aujourd'hui fausse toutes les données. Cette spéculation a dénaturé tous les investissements dans l'agriculture (puits, bassins, serres en plastique, plantation de l'arboriculture, irrigation, étables, bergeries ou tout simplement chambres froides).

De plus, la dissolution des coopératives, notamment les CASDEP, a instauré une anarchie sur le marché des produits importés (phytotechnie, engraissement et produits phytosanitaires) de faible rémanence. L'Etat se doit de préserver toutes les organisations nécessaires au renforcement de la prise de décision participative pour les fellahs. Toute politique agricole de développement doit avoir pour partenaires les fellahs et leurs organisations.

L'exode rural

L'exode rural, particulièrement très important depuis l'avènement du terrorisme des années 90, a vidé des régions entières, ce qui a désorganisé la vie sociale en Algérie.

De ce fait, l'objectif principal est de mettre un terme à cet exode rural grâce à différentes mesures concernant les activités agricoles. L'agriculture doit être encouragée car elle assure une occupation permanente de l'espace. Elle est au cœur des progrès économiques et sociaux et de la prospérité de la nation.

Des mesures de redressement s'imposent

- Sur le plan administratif:

- Revoir la loi sur le foncier en urgence,

- Revoir le cadastre général des terres en précisant la classification (haute valeur agricole, moyenne, etc.),

- Dresser à partir du cadastre général le plan d'occupation du sol qui doit se trouver au niveau de toutes les institutions (APC, daïra, wilaya, domaines), ceci afin de mettre un terme à l'urbanisme mercantile et dirigé,

- Régler par la loi les héritages et les indivisions des superficies importantes laissées en jachère,

- Récupérer les terres incultes,

- Revoir le zonage agriculture-forêt,

- Dresser le plan d'aménagement rural (P.A.R.)

- Remembrement

Cette opération consiste à mettre fin au morcellement excessif de la propriété foncière par le système d'échanges obligatoires de parcelles. Il faut créer une caisse pour l'achat des terres agricoles morcelées hors mitoyenneté pour constituer des exploitations viables pour une superficie raisonnable de 9 à 24 ha, afin de remembrer notre agriculture et tenir compte de la norme de superficie minimum d'installation (S.M.I.). Cette politique d'aménagement foncier (remembrement, aménagement...) doit permettre l'installation des jeunes agriculteurs et la modernisation de notre agriculture par une dotation financière d'installation. Cette politique doit viser en priorité les zones les plus défavorisées en s'attachant à compenser leurs handicaps naturels.

- Sur le plan technique

Il faut développer rapidement:

- la vulgarisation à l'aide de formules simples,

- le reboisement et la restauration des sols,

- l'agriculture de montagne,

- l'agriculture saharienne.

Il faut revoir la situation des périmètres par des crédits conséquents pour le drainage (des périmètres sont devenus des arécages: Habra, Mina, Sig, Bouna Moussa, etc.), la nappe phréatique à 1 m (un mètre).

La recherche et le développement des semences des variétés algériennes.

- Les hauts-plateaux

Engager une politique de développement nouvelle sur l'immensité des terres des hauts-plateaux (35.000.000 ha) afin:

- de mettre un terme à la dégradation du milieu (faune et flore) et à la désertification,

- de stabiliser les populations par des emplois,

- la mise en défens des terres,

- l'ensemencement,

- de nouvelles techniques d'élevage (extensif). Ce type d'élevage correspond à une structure fondée sur l'utilisation de fourrages et de parcours disposant d'un chargement inférieur à 2 UGB/ha (UGB: Unité Gros Bovin), ovins 0,15 UGB,

- l'agriculture hors sol ou culture hydroponique. Cette culture est l'une des activités agricoles à haute valeur ajoutée. Le maraichage hors sol peut être pratiqué aisément (rendement de la tomate de l'ordre de 220-250 t/ha),

- des abattoirs et l'industrie de la viande en général,

- l'industrie de transformation de peaux, de la laine et des abats pour la cosmétique,

- revoir l'ensemble des fiches techniques pour toute implantation.

- Le blé

Il est primordial de mettre en place une céréaliculture irriguée pour augmenter le rendement (40 q/ha minimum) pour nos besoins en blé (minimum de 50.000 ha) afin d'échapper au dictat des compagnies multinationales. Il est vital pour notre pays de produire le blé à n'importe quel prix. Le rendement avoisine les 10q/ha en Algérie, contre 65 q/ha en Europe.

L'intensification de la culture sur les meilleurs sols. Les facteurs de l'évolution des cultures céréalières sont:

- l'amélioration de la fertilité naturelle des sols (travail du sol, fertilisation, irrigation),

- l'amélioration génétique (création de variétés productives bien adaptées),

- l'amélioration des moyens de lutte contre les mauvaises herbes (désherbages chimiques),

- la mécanisation.

- La pomme de terre

Face à la flambée du kilogramme de la pomme de terre qui est la base de l'alimentation de notre population (70 kg/hab/an), l'Etat se doit absolument d'assister techniquement et scientifiquement les producteurs. Il doit en outre prendre des mesures incitatives en favorisant cette dynamique économique. L'Etat peut alors se concentrer sur sa mission première:

- la réintroduction et le développement de la semence et des plants sélectionnés,

- l'amélioration des techniques et des moyens de conservation,

- l'accroissement des rendements (de 20 t/ha en primeur et 40 t/ha tardive),

- une mécanisation de la culture,

- la transformation.

- La production animale

Il faut, à la fois, la développer dans les régions où elle existe traditionnellement et l'implanter dans des régions nouvelles mais avec prudence, en se souvenant que des fautes graves ont été commises dans le passé. Des fiches techniques doivent être établies sur l'ensemble des exploitations qui sont économiquement ou techniquement déséquilibrées par manque de capitaux ou d'équipement (insuffisance de niveau technique), mais susceptibles d'être redressées et rétablies par des mesures techniques appropriées.

- L'aviculture

Ce secteur stratégique est dans une situation des plus catastrophiques du fait de l'augmentation du prix des céréales et des oléagineux (maïs, soja, etc.). Cette situation provoquera progressivement la disparition des petits éleveurs. Les viandes blanches accessibles à l'ensemble de la population atteindront dans un proche avenir les prix des viandes rouges. 400.000 familles vivent directement de l'activité avicole.

Face à cette situation, des choix stratégiques doivent être opérés afin d'encourager des cultures alternatives et une détaxation sur les matières premières des aliments composés. L'effondrement de ce secteur aura des conséquences graves sur les producteurs et les consommateurs des protéines animales (viandes blanches et œufs).

- L'apiculture

Voilà un créneau très intéressant pour les jeunes, l'élevage des abeilles pour l'exploitation des produits:

- du miel,

- de la gelée royale,

- du pollen.

On estime la récolte d'une ruche de 8 kg à 10 kg de miel/an.

Enfin, il y a lieu de réfléchir sur une véritable politique d'insertion des jeunes pour leur permettre d'entrer dans le secteur agricole. Des attentes fortes d'une jeunesse aspirant au plein épanouissement. De nombreuses mesures d'aide financière doivent être consenties (mesures fiscales, attribution de prêts, etc.). Il faut accorder une attention particulière à la question de la transmission des terres. Il faut mettre un terme à la déstabilisation du monde agricole qui freine sa promotion. Nous nous devons, aujourd'hui plus que jamais, de nous pencher sérieusement sur la situation de nos fellahs et du monde rural. Ils vivent une situation difficile et, comme dit le proverbe, «les grandes douleurs sont muettes».


  • Ingénieur Expert Agronome. Secrétaire général de l'Union nationale des scientifiques et technologues algériens.

Le Sénat «plébiscite» un troisième mandat pour Bouteflika

ABDELKADER BENSALAH L'A CONFIRMÉ HIER Le Sénat «plébiscite» un troisième mandat pour Bouteflika

Le président de la première chambre parlementaire a laissé entendre que le Président doit poursuivre le processus de développement, entamé depuis huit ans.

« Après tous les progrès réalisés par le pays sur le plan socioéconomique. Après le rétablissement de la paix longtemps espéré par les Algériens, a-t-on le droit d'opter pour un autre choix autre que celui que nous avons fait huit ans auparavant? » Abdelkader Bensalah, le président du Sénat est catégorique: La réponse est « Non». L'Algérie doit, selon lui, poursuivre son processus de développement et son vaste chantier des réformes. Et avant tout, rendre hommage à celui qui est derrières ces défis. Celui qui, huit ans auparavant, a su tirer l'Algérie des dangers qui la guettaient. Dans son intervention lue hier, au terme d'une séance plénière, il n'a pas prononcé le nom du président, mais il a donné un indice de taille. 1999, l'année durant laquelle M.Bouteflika a accédé au pouvoir. « Il y a une réalité que nul ne peut contester, même nos ennemis. L'Algérie a énormément évolué suscitant un intérêt sans précédent des investisseurs étrangers, qui, huit ans auparavant, nous boudaient», !

Reguig, sénateur du tiers présidentiel, est convaincu que « le plébiscite» est fait au nom du Sénat. « Le président du Sénat a fait allusion au troisième mandat du président, chose que nous ne pouvons que soutenir. M.Bouteflika a beaucoup travaillé depuis son retour au pays. Il suffit de constater qu'aujourd'hui, nous pouvons voyager à l'intérieur du pays, le matin comme le soir, sans avoir peur d'être surpris par un faux barrage. » Son collègue, M.Mohamed Mebarki, pense, quant à lui, que « M.Bensalah s'est exprimé au terme d'une discussion autour de la loi de finances, ce qui est tout à fait de son droit». Néanmoins, notre interlocuteur atteste que le président du Sénat s'est exprimé par « rapport au choix des politiques engagées depuis huit ans», avant de lancer: « Les résultats sont, certes, positifs, mais les Algériens exigent plus, ils demandent surtout la poursuite de ce processus de développement engagé depuis huit ans.» Un troisième membre du tiers estime que les choses sont claires. « Le président du Sénat est militant du RND. Il a été élu dans le tiers présidentiel. Il s'est exprimé donc au nom de ces deux parties.» Il poursuit: « Si nous prenons en compte le fait que M.Abdelaziz Bouteflika est le président d'honneur du FLN et que le MSP est membre de l'Alliance présidentielle, nous arriverons à cette conclusion: excepté le RCD, le Sénat dit oui à un troisième mandat du président. » Fidèle à ses habitudes, le MSP préfère prolonger le suspense. Interrogé par L'Expression, un sénateur de ce parti atteste que « la position du MSP sera dictée par le conseil consultatif et ne sera aucunement conditionnée par les opinions de Bensalah.» Quant au Front de libération nationale, il se déclare fier « d'être la première formation à avoir plébiscité, sans aucune condition, la révision de la Constitution, pour permettre au chef de l'Etat de briguer un troisième mandat.» Tout compte fait, l'intervention de M.Abdelkader Bensalah est importante à plus d'un titre, parce que provenant du deuxième personnage politique de l'Etat. Cela confirme que l'annonce de la révision du texte fondamental n'est qu'une question de temps. Elle interviendra logiquement et selon les récentes déclarations du chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, au début de l'année prochaine. Dans les coulisses du Sénat, on évoque la mobilisation du mouvement associatif. Ce dernier, selon nos sources, prendra le relais après les élections locales pour entamer la précampagne électorale ayant comme principaux mots d'ordre: « La révision de la Constitution» et « Ohda Talitha pour Bouteflika».

Achira MAMMERI

BIENVENUE SUR MON BLOG

Abdelkader REGUIG vous souhaite la bienvenue Oran, conférence de M.BOUHARA 16-04-2007 KIEV_PR.jpg KYIV O.S.C.E 5/07/ 07 Pr V.LOUCHTCHENKO-BOUHARA&REGUIG  intervention de M.REGUIG.(parlement de strasbourg) 2 eme conférence euro- méditérranéenne de l'agriculture 26/09/06  délégation algérienne au parlement de strasbourg  MM.OUCHERIF,REGUIG ,dr HADEF pr du M.N.E.reguig_kharzabi.JPG

 Pr KHARZABI ,REGUIG (palais des nations avril 2004)

 M.REGUIG ,M.g.GIVA pr. de la F.I.P.A, M.j.DAUL pr. com.agriculture du parlement européen,M.W. SCHMIED pr. com agriculture du conseil de l'europe  M.LARBI C.G. REGUIG,M.sénateur GOULET,BOUSAHBA,KAID   tunis_pr.JPG tunis_s.JPG  tu_2.JPG  tlemcen.JPG   bonn_mebarki.JPG haut_conseil_U.des_Ingenieurs_Arabes_042.jpg